The Maths Tailor visite l’ENSAI : vidéo  

Sa chaîne YouTube s’appelle “TheMathsTailor” et s’adresse principalement aux lycéens et élèves de CPGE MP, MPI, PC et PSI qui y trouvent des corrigés de khôlles, d’épreuves du bac ou de concours d’entrée aux grandes écoles d’ingénieurs. L’ENSAI a invité cet enseignant en mathématiques, très suivi sur YouTube et les réseaux sociaux, à passer une journée sur le campus.  

Antonin dit The Maths Tailor, a visité l’ENSAI avec Adrien Saumard, enseignant-chercheur et responsable du département statistique et échangé avec les co-présidents du BDE, pour parler admission, cours, perspectives professionnelles et vie étudiante.  

Voir la vidéo  

En 16 minutes, la vidéo aborde un grand nombre de points, avec une liberté de ton et un montage inventif :  

  • l’alliance des statistiques, machine learning et de l’économie 
  • les différences entre l’ENSAI et l’ENSAE, école appartenant au même groupe 
  • L’éthique des données 
  • La taille humaine de l’ENSAI 

Transcription de la vidéo de TheMathsTailor : « ENSAI : une école d’ingénieur sans physique ? Je retourne en cours ! »

Bonjour à tous. Aujourd’hui, une vidéo un peu différente de d’habitude. Beaucoup d’entre vous sont en spé : vous avez passé les écrits, vous êtes crevés, vous êtes au bout de votre vie, et vous vous demandez dans quelle école vous allez atterrir. Eh bien, écoutez, ça tombe bien : j’ai développé un partenariat avec une école incroyable qui s’appelle l’ENSAI. 

C’est l’École nationale de la statistique et de l’analyse de l’information. J’ai passé une journée sur leur campus à Rennes, un campus où il y a une quinzaine d’écoles. L’ENSAI se distingue notamment par une particularité : il n’y a pas de physique dans ses formations.  On y reviendra, mais laissez-moi d’abord vous raconter cette journée passée à l’ENSAI. 

 

Ma visite de l’ENSAI 

Je suis donc parti passer une journée à Rennes, sur le campus, et j’ai été très agréablement surpris par tout ce que j’ai découvert. J’ai eu la chance de rencontrer des enseignants-chercheurs, comme Adrien Saumard, les présidents du BDE, des élèves et même des abonnés ! 

On a commencé sur des chapeaux de roues avec une visite complète des locaux, à l’intérieur, puis une longue balade à l’extérieur sur le campus. J’ai eu la chance d’être accompagné par Adrien Saumard. Et la première question pour mes abonnés : est-ce que cette école est faite pour les matheux ? 

Antonin : Un truc qui peut vraiment intéresser et faire plaisir à certains viewers de ma chaîne, c’est le fait que ce soit une école vraiment très orientée maths-info. Moi, j’ai fait PC, donc j’ai rien contre la physique.  

Adrien : Ah ouais ! Il n’y a pas de problème. 

Mais je sais que les gens dans certaines filières, type MP ou MPI, qui n’aiment pas trop la physique… pour eux aussi, c’est un peu le paradis, quoi. 

Alors, on passe par le concours commun CCINP. Donc, à ce titre, depuis quelques années, on recrute aussi quelques étudiants de PC. 

Mais c’est vrai qu’à l’origine, notre concours ne comportait pas de physique. Et dans notre formation, les élèves font des maths, de l’informatique, avec un aspect économique également. Du coup, c’est un aspect qui peut plaire à beaucoup d’étudiants matheux, disons : avoir des études vraiment très orientées et très basées sur les maths. 

Et pour certains, je sais que ça plaît aussi… de ne pas avoir de physique. 

Antonin : Ouais, je sais, j’en connais beaucoup dans l’audience. [rires] 

 

Pourquoi choisir l’ENSAI ? 

Allez, je suis avec Victoire et Thomas, les deux présidents du BDE de l’ENSAI. 

Antonin : Pourquoi l’ENSAI est-elle la meilleure école à prendre après les concours ? 

Victoire : Déjà, il y a beaucoup de gens qui choisissent cette école parce qu’il n’y a pas de physique, et donc c’est vraiment tourné vers les maths. En plus de ça, elle offre une formation très actuelle : c’est de la data science, et on a beaucoup de choix de spécialisations après, ainsi qu’une ouverture sur le monde du travail. 

Antonin : Ensuite, vous deux, vous avez fait la filière MP, c’est ça ? Comment s’est passé le choix de l’école ? 

Thomas : Moi, c’était assez spontané. [rires] Ça m’a plu direct : pas de physique,

…Moi, je suis un peu spécial, on reviendra peut-être là-dessus après. Moi, je suis dans la filière fonctionnaire. Donc c’est aussi un choix : être fonctionnaire, travailler pour l’État. 

Victoire : Pour moi, sur le site SCEI (où on fait nos vœux en prépa), c’était mon premier choix. Mon premier vœu, c’était la filière ingénieur, mon deuxième, la filière fonctionnaire. Et c’était mon premier choix parce que je voulais continuer les maths. En plus, l’école offrait pas mal de choses : comme je ne savais pas trop ce que je voulais faire, elle proposait beaucoup de doubles diplômes, des stages disponibles… et vraiment, pour le coup, un choix de filières. Même si, finalement, on “s’enferme” un peu dans la data science, ça reste hyper vaste, et ça m’a directement intéressé. 

Pour nos copains MP/MPI : je vous ai à l’œil, les gars. Je sais pas où vous êtes, mais si vous aimez l’info… et que vous arrivez à l’ENSAI, vous êtes servis. 

Thomas : On peut faire de l’info à l’ENSAI, par exemple.Là, j’ai reçu un mail récemment d’un prof d’info qui avait mis un jeu en ligne pour s’amuser, pour ceux qui veulent coder. On a eu des DM d’info dans l’année. Oui : Python, R, SQL 

Victoire : En gros, pour ceux qui font option info en prépa, il y a plus de… il y a plus de Caml ? Non, pas de Java, pas de Caml, pas de C. 

 

L’expérience étudiante 

Antonin : Quel est le truc que tu préfères dans cette école, depuis ton arrivée ? 

Malo : Moi, ce que j’aime bien, c’est que c’est une école directement spécialisée dans les statistiques et l’économie. Donc c’est principalement ce que je recherchais, plutôt qu’une école d’ingénieur généraliste.

Parce qu’au final, il y a beaucoup d’écoles généralistes, et là, on est directement plongés dans un sujet précis, que moi j’apprécie particulièrement. 

Antonin : Toi, en tant qu’ancien MP, est-ce que tu te sens assez nourri en maths et en info depuis que tu es arrivé ? 

Axel : Eh ben, justement, quand on arrive à l’ENSAI, c’est un peu particulier parce qu’on a un rattrapage en économie. Comme on arrive en filière MP, on a jamais fait d’économie. Moi, j’avais même pas l’option SES. Donc on arrive, on se mange des semaines avec beaucoup d’économie. Ça fait un peu peur, mais au final, là, on rentre dans des semestres normaux , et on a pas mal de maths, qu’on retrouve même spécialisées en statistiques. Moi, je trouve ça finalement très intéressant. Et en même temps, ce n’est pas une école d’informatique, c’est-à-dire qu’on retrouve beaucoup d’info, mais ça ne sera pas une école d’informatique. Donc ça laisse quand même beaucoup de place aux maths, aussi. Je trouve que c’est bien équilibré, et c’est pour ça que j’aime bien l’ENSAI. 

 

Qu’est-ce que l’ENSAI et en quoi se distingue-t-elle de l’ENSAE ?  

Antonin : Beaucoup de gens se demandent peut-être quelle est la différence avec l’ENSAE. 

Adrien Saumard : L’ENSAI, c’est l’École nationale de la statistique et de l’analyse de l’information. C’est une école d’ingénieur habilitée à délivrer le titre d’ingénieur. On recrute à bac+2, essentiellement dans les prépas scientifiques (MP, MPI, PCSI), mais on a aussi une diversité d’étudiants à l’entrée, parce qu’on recrute aussi en prépa BL, en BUT, et dans des licences scientifiques. 

L’école est orientée autour de trois matières : 

Une dominante : les statistiques (traitement statistique des données, techniques modernes comme l’apprentissage statistique, le machine learning, l’IA). 

Deux mineures, à peu près à égalité en volume horaire : l’économie et l’informatique. 

On se différencie de l’ENSAE (notre grande sœur, basée à Paris) sur le fait que l’ENSAE Paris est beaucoup plus orientée économie et finance (actuariat, etc.), alors que nous, on est beaucoup plus centrés sur les aspects techniques du traitement des données, donc avec plus d’informatique. 

L’ENSAE et l’ENSAI forment aussi de futurs agents de l’Insee. À l’ENSAE, ils forment des administrateurs de l’Insee. À l’ENSAI, les élèves fonctionnaires vont plus être en lien avec le traitement technique des données. 

 

Fonctionnaires vs. ingénieurs 

Antonin : Moi, ce que j’ai compris, c’est qu’il y a un pourcentage d’élèves qui entrent en tant que fonctionnaires, un peu comme les Normaliens peuvent l’être, et un pourcentage qui suit le parcours ingénieur classique. 

Adrien : En fait, à l’entrée, on a 2/3 de la promo en cursus ingénieur (des étudiants qui se destinent à des carrières plutôt dans l’entreprise, mais pas seulement).  

Et il y a 1/3 de la promo qui sont élèves attachés de l’Insee. Eux, ils signent un contrat d’engagement de 8 ans : ça comprend leurs études, et après, ils doivent travailler pour l’État. En échange, ils sont rémunérés  c’est environ 1 900 € bruts par mois pendant leurs études). Les deux années qu’ils passent à l’ENSAI, ça permet aussi de bénéficier d’un soutien financier pour certaines familles. C’est intéressant. 

 

Les spécialisations uniques 

Antonin : Moi, ce que je trouve le plus intéressant, c’est que l’ENSAI a développé des parcours de spécialisation extrêmement demandés sur le marché du travail, et qu’on ne trouve nulle part ailleurs. 

Adrien : La spécialisation biostatistique : c’est vraiment une de nos fiertés, parce qu’on est la seule école d’ingénieur en France à proposer un diplôme d’ingénieur pour les biostatisticiens. Les biostatisticiens, quand ils sortent pas de l’ENSAI, ils ont un diplôme universitaire, mais ils ne sont pas ingénieurs. C’est une filière hyper demandée : il y a plus de 10 offres par étudiant à la sortie. C’est aussi en lien avec notre recherche : au sein du labo, on a des chercheurs spécialisés dans des thématiques environnementales ou le suivi des espèces animales. 

Thomas et Victoire : Digisport, une filière très appréciée par les sportifs. Il n’y a pas beaucoup de places. 

Antonin : C’est quoi, Digisport ? 

Thomas : Ben, j’ai un copain qui fait Digisport, et son objectif, c’est de travailler pour une équipe cycliste : être embauché par une équipe et faire des statistiques sur les courses. 

 

L’ENSAI et l’intelligence artificielle 

Adrien Saumard : On est au cœur de problèmes sociétaux majeurs, dont on parle de plus en plus dans les médias. Avec l’émergence de la data et l’intelligence artificielle, on est rentrés au cœur du discours politique et médiatique, parce que l’IA, à la base, ça reste les méthodes statistiques. Mais on a aussi des aspects informatiques qui sont maintenant indispensables dans le traitement des données complexes, et des aspects économiques pour l’aide à la décision, les statistiques publiques (en lien avec l’Insee, etc.). 

Si tu n’es pas formé, tu peux rapidement dire des bêtises en lisant des chiffres. Et nous, un de nos buts, c’est de former des scientifiques capables de fournir une aide à la décision pour nos dirigeants, en particulier via l’Institut de l’Insee, dont on entend toujours parler, et qui est fondamental dans notre démocratie. 

 

La vie étudiante 

Antonin : Là, je sais très bien ce que vous allez me dire : « Tu nous parles de formation, tu nous parles d’études, c’est super… mais quand est-ce qu’on parle de la teuf ? » 

Eh bien, écoutez, ça tombe bien, parce que j’ai pu rencontrer les deux présidents du BDE. 

Thomas : On est une équipe de 50.  Il y a beaucoup de gens motivés, et on fait des soirées tous les mois. On organise des événements toutes les semaines. Donc les soirées, c’est nous qui les gérons de A à Z. Surtout, notre gros travail, c’est l’intégration : dès fin août, et presque tout le mois de septembre, on intègre tous les nouveaux arrivants, de toutes les filières (MP, éco, licences…). Il y a des activités tous les jours : barbecues, soirées… 

Antonin : C’est quoi, le sport dans l’école ? 

Victoire : Il y a le foot, le volley, le rugby, le badminton, le ping-pong, le tennis… 

Antonin : Est-ce qu’en sortant de MP, tu t’es dit “enfin, ah là, je peux me détendre ! Je suis à l’école, et je peux enfin me libérer… tout en travaillant, bien sûr “? 

Victoire : oui ! 

Thomas : Moi, j’ai fait mon choix très tard : fin août, le 28 août. J’ai su que j’étais pris à l’école. Délivrance : quand on arrive ici, on a le temps de faire ce qu’on veut. Finalement, toutes les activités qu’on ne pouvait pas faire en prépa, on peut les faire. Tous les hobbies qu’on avait, on peut les reprendre, tout en restant sérieux pour les cours. Et il y a moins de charge de travail qu’en prépa, donc on arrive à tout allier. 

 

Les profs et les locaux 

Antonin : Au niveau des profs et de l’équipe enseignante… Est-ce que vous êtes ravis, contents, déçus ? Est-ce qu’il y a une relation avec eux ? 

Victoire : En fait, oui. Comme on a une petite promo, c’est vrai que c’est plus facile d’aller voir les profs et d’être proche d’eux. Donc ça, ça rajoute de la proximité. Et c’est vrai que c’est bien de ne pas trop perdre ça, parce qu’en prépa, on est tout le temps avec les profs. 

Antonin : Moi, de ce que j’ai vu du campus, en plus, tout a l’air propre, moderne. Enfin, je sens que vous êtes assez gâtés de ce côté-là. 

Victoire : C’est vrai que l’école est très récente, donc elle est vraiment toute neuve. Le matériel est à jour. Là, même, ils refont des travaux dans la bibliothèque, ce qui va nous permettre d’avoir plus de boxes de travail, parce que c’est un espace vraiment sympa. Et c’est vrai qu’on peut travailler partout :  

Thomas : Toutes les salles sont ouvertes à n’importe quelle heure, il y a des PC accessibles à tout moment… 

Antonin : Génial. Tu sens la liberté, tu sens que l’endroit t’appartient un peu, aussi. Ah, ça fait plaisir ! 

Thomas : Quand on arrive dans l’école, c’est comme si on arrivait dans une petite famille : tout le monde se connaît, c’est vraiment convivial. 

 

La vie quotidienne 

Là, on est sur le food truck du mardi à l’ENSAI, et on a droit à des spécialités vietnamiennes. 

Antonin : Est-ce que les élèves de l’ENSAI sont sympathiques ? 

Dinh Café : Adorables. Vraiment. Non, mais vraiment, sans plaisanter, ils sont adorables, parce qu’il y a une vraie interaction. Ce n’est pas juste client-food truck, c’est vraiment une interaction humaine. Ils ont leurs petites habitudes. Ils commandent dès leur arrivée, vers 9h-10h, parce qu’ils savent qu’ils ont un temps imparti pour manger. Donc on a pris nos petites habitudes. 

 

Témoignages d’étudiants 

On est avec des élèves de l’ENSAI, qui ont tous des parcours très divers. Allez, on va un peu discuter. 

Je m’appelle Axel, je suis étudiant à l’ENSAI depuis cette année, en première année en tant qu’ingénieur. J’ai fait une prépa à Paris : MPSI, puis MP. 

Moi, je m’appelle Laura. J’étais en prépa B/L avant d’intégrer l’ENSAI cette année. Donc j’ai intégré l’école via le concours ENS classique, pour le parcours B/L. 

Moi, je m’appelle Léa. Je suis une B/L comme Laura, et j’ai intégré l’ENSAI cette année. Je suis aussi en filière ingénieur. 

Moi, je m’appelle Malo. Je suis aussi en première année à l’ENSAI. Je suis rentré via le concours CCINP, en ayant fait MPSI puis MP. 

 

L’ouverture internationale 

Un truc top dans cette école, c’est qu’il y a une ouverture locale, notamment avec toutes les écoles du campus, et aussi une ouverture internationale, avec une insistance sur les parcours professionnels et étudiants à l’étranger. 

Adrien Saumard : Ici, tu as le campus de Rennes. Donc moi, j’ai fait mes études ici. Donc… tu pourrais te dire : « Il a été un peu fainéant, parce qu’entre ses études et son emploi, il a fait à peu près 150 mètres. » Mais en fait, ce n’est pas tout à fait vrai, parce qu’avant, j’ai fait ma thèse à Rennes. Après, j’ai fait un post-doc à Paris, puis je suis parti à Seattle pendant un an. À Valparaiso pendant un an et demi, en post-doc aussi. Et après, je suis revenu.  

Nos étudiants doivent faire une période obligatoire à l’étranger de 16 semaines. Il y a de plus en plus d’étudiants qui partent en Erasmus au second semestre de la 2e année. On les accompagne aussi sur le choix des destinations, sur les contacts qu’on peut avoir avec certaines entreprises étrangères. 

Dans le groupement des écoles ici, on a le CAPESA (le Centre d’appui aux écoles de statistique africaines). C’est génial pour les deux parties, parce qu’on donne 40 places (entre l’ENSAE et l’ENSAI) à des étudiants d’écoles d’ingénieurs ou de statistique africaines pour obtenir un double diplôme, soit avec l’ENSAE, soit avec l’ENSAI. On répartit à peu près 20 étudiants à l’ENSAE, 20 à l’ENSAI, qui arrivent chez nous en 2e année. Et souvent, ce sont d’excellents étudiants, parce que leurs écoles de statistique sont hyper sélectives. 

 

Conclusion 

Antonin : Merci Victoire, merci Thomas, très sympa, ce témoignage. Ça m’a donné envie de revenir étudiant… mais bon, je suis trop vieux. [rires] 

Victoire : Il y a des internes, tu sais ! 

Antonin : Oui, c’est vrai… Bon, j’ai plus envie. [rires] 

Au final, je suis sorti de cette journée pas mal impressionné par tout ce que j’ai vu dans cette école. Je suis très reconnaissant du partenariat qu’on a pu construire ensemble. 

Donc, si tu es en MP, en MPI, ou même si tu es un brave élève de PC comme je l’étais à l’époque, ou si tu es en B/L… écoute, n’hésite pas, renseigne-toi sur l’école.

 

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