Un double-diplôme en Finance quantitative à l’ESE Rotterdam

Antoni Guàrdia, élève-ingénieur de la promotion 2026, est en double diplôme à l’Erasmus School of Economics à Rotterdam. Au-delà de sa formation au sein du Master en Finance quantitative, cette expérience au sein de l’université néerlandaise permet à Antoni d’accéder à un grand nombre d’opportunités extra-scolaires professionnalisantes.

L’Erasmus School of Economics compte parmi les sept facultés de l’Erasmus Universiteit de Rotterdam. Chaque année 7000 étudiants néerlandais et internationaux y étudient, parmi lesquels des étudiants de l’ENSAI, en double diplôme comme Antoni, ou dans le cadre d’un échange Erasmus.

Mon parcours

Antoni Guàrdia : “J’ai intégré l’ENSAI en 2023 après avoir effectué trois années de classes préparatoires en MP. J’ai toujours été très intéressé par tout ce qui touche au monde de l’intelligence artificielle ; par exemple, les deux projets de TIPE que j’avais menés y étaient strictement liés. Ainsi, le choix d’intégrer l’ENSAI à ce moment-là me semblait le plus logique. 

Par la suite, au fil de mon parcours à l’ENSAI, je me suis rendu compte que les cours qui me plaisaient le plus étaient ceux liés à la modélisation économique, et en particulier le cours de microéconomie. Cela m’a motivé à opter pour la pré-spécialisation en Gestion des Risques au deuxième trimestre de la deuxième année, où le cours d’économie du risque m’a particulièrement passionné. 

À ce moment-là, j’envisageais déjà la possibilité de réaliser un double diplôme à l’Erasmus School of Economics, notamment pour la réputation de l’université et sa forte projection à l’international, mais je ne savais pas encore quel cursus choisir. J’ai hésité entre le master d’économétrie, mais finalement j’ai opté pour le master en quantitative finance, car le contenu des cours était davantage aligné avec ce que j’avais le plus apprécié à l’ENSAI. 

Le Master Quantitative Finance de l’ESE

Actuellement, je suis en double diplôme au sein du Master Quantitative Finance. Cette formation couvre l’ensemble des domaines des mathématiques appliquées à la finance : du pricing des options financières à la gestion d’actifs, en passant par le risk management. L’économétrie n’est pas mise de côté, avec des cours tels que le calcul bayésien ou les séries temporelles avancées, qui approfondissent et étendent les modèles déjà étudiés à l’ENSAI, mais toujours dans une optique d’application au monde de la finance. 

Après le socle théorique, le séminaire pratique

L’aspect le plus intéressant de la formation, selon moi, ce sont les cours suivis durant la première moitié de l’année qui servent de base pour choisir, à partir de janvier, un thème de séminaire, puis un sujet de thèse. Un séminaire est un projet de recherche réalisé en groupe de quatre étudiants, encadré par une entreprise (dans mon cas Optiver) et un professeur.

L’intérêt de ce projet réside dans l’application et l’extension des connaissances acquises durant le premier semestre, tout en les approfondissant à travers l’étude d’articles de recherche récents. Par exemple, notre projet vise à modéliser les dépendances temporelles et transversales des surfaces de volatilité implicite de 14 actifs, tels qu’Apple, Tesla ou encore l’or.

Nous avons ainsi passé près de deux semaines à lire et analyser des articles de recherche afin de comprendre comment modéliser paramétriquement ces courbes, quelles sont les méthodes de réduction de dimension les plus adaptées et comment modéliser ces dépendances. Même si, au départ, le contenu de ces articles n’était pas toujours totalement clair, toutes les notions apprises durant le premier semestre se sont révélées fondamentales. 

Ma vie étudiante à Rotterdam

Comme à l’ENSAI, la vie étudiante et associative est très active, avec la différence que, l’université étant beaucoup plus grande, la diversité des activités proposées l’est aussi. On y retrouve, comme à l’ENSAI, des associations étudiantes qui mettent en relation les entreprises et les étudiants, comme FAECTOR dont je fais partie en tant qu’étudiant en économétrie.

Pour y adhérer, il faut s’acquitter d’une cotisation annuelle d’environ 10 euros, ce qui permet de candidater pour participer aux différents événements organisés. L’événement principal est l’Econometrics Days, une semaine durant laquelle toutes les chambres d’un hôtel sont louées et où des entreprises de secteurs très variés, telles qu’APG, ING, Allianz ou Optiver, viennent présenter leur activité, expliquer leur fonctionnement et proposer un travail pratique à réaliser sur une journée complète.

En janvier, sont également organisés des in-house days, selon le même principe, à la différence que ce sont cette fois des groupes d’environ 15 étudiants qui se rendent directement dans les entreprises. Ces événements se terminent généralement par un moment convivial autour d’un apéritif, permettant d’échanger de manière plus informelle avec les professionnels. 

Il existe également des associations plus orientées vers l’application concrète des connaissances vues en cours, comme B&R Beurs, une association qui organise des concours de trading entre étudiants sur une période de deux à trois mois.

J’ai décidé d’intégrer l’une de ces équipes, AdAstra, composée de nombreux étudiants expérimentés dans ce domaine. J’y ai rejoint l’équipe de quants et ai contribué au développement d’un algorithme de gestion de portefeuille afin d’aider les traders de l’association dans leurs prises de décision. 

Par ailleurs, on trouve aussi des associations davantage tournées vers le loisir, qui organisent régulièrement des événements festifs, comme le BDE de l’ENSAI. 

Rythme de travail et exigences académiques

En ce qui concerne le travail académique, le fonctionnement est assez différent de celui de l’ENSAI. Par exemple, le semestre dernier, qui était celui avec le plus de cours, je n’avais que 21 heures de cours par semaine, ce qui me laissait les mardis et vendredis libres. Cela s’explique par l’absence de TD et de TP : tout le travail est personnel. La discipline et la régularité dans le travail quotidien sont donc essentielles pour éviter de se retrouver deux semaines avant les examens sans avoir suffisamment assimilé les notions. 

Projets d’avenir et conseils

Concernant l’avenir, je n’ai pas encore d’idée très précise. Il est évident que le double diplôme me permet d’ouvrir davantage de portes à l’international, et j’aimerais en profiter. Cependant, que ce soit en France ou à l’étranger, ce que je valorise le plus aujourd’hui est de trouver une opportunité professionnelle réellement intéressante. Idéalement, j’aimerais travailler en quantitative research au sein d’une entreprise, mais cela reste encore à préciser. 

Le conseil que je donnerais aux étudiants de l’ENSAI souhaitant partir à l’étranger serait de profiter au maximum de cette opportunité, en essayant d’accéder à toutes les possibilités offertes par l’université et son écosystème associatif. Cela permet de se constituer un réseau plus large, toujours utile pour l’avenir, tout en développant des soft skills et en améliorant son niveau d’anglais.” 

Intéressé·e par un double diplôme ? Plus d’informations sur les partenaires internationaux de l’ENSAI.