Davick Mounteka Ndondon lauréat d’un Prix d’Excellence de l’Étudiant Africain
L’élève-ingénieur en 3e année à l’ENSAI a reçu un Prix Or récompensant son haut niveau académique, lors de la première édition du Prix d’Excellence de l’Étudiant Africain, organisé le 27 juin près de Paris.
Créé par Géraude Akakpo, diplômée de Science Po Paris, cet évènement qui a réuni 3000 personnes, vise à mettre en lumière l’excellence et l’engagement des étudiants africains inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France. Le programme inclut une cérémonie de remise de prix, des conférences et des temps de réseautage.
L’ENSAI donne la parole à Davick Mounteka Ndondon au sujet du PEEA mais aussi de son parcours académique, depuis l’Université congolaise Marien Ngouabi, l’ISSEA et l’ENSAI, jusqu’à son stage de fin d’études à la Société Générale.
Lauréat d’un Prix d’Excellence de l’Étudiant Africain – édition 2026
David Mounteka Ndondon : “Le Prix d’Excellence de l’Étudiant Africain (PEEA) est une distinction qui récompense le mérite, l’excellence académique, le leadership, l’éthique et l’engagement des étudiants africains. Portée par sa Présidente Géraude Akakpo, cette initiative vise à promouvoir la culture de l’excellence, encourager l’engagement citoyen, social et environnemental, favoriser les échanges entre étudiants, institutions et entreprises, et accroître la visibilité des talents africains à l’international.
La sélection des lauréats étant fondée sur l’excellence académique de l’année universitaire 2024-2025 et des critères d’engagement associatif, j’ai estimé que mes résultats obtenus me permettaient de prétendre à cette distinction.
Au-delà de la reconnaissance du travail accompli, le PEEA représentait pour moi une occasion unique de gagner en visibilité, d’enrichir mon réseau professionnel et d’échanger avec des acteurs de premier plan du monde académique et de l’entreprise, ainsi qu’avec des étudiants africains au parcours remarquable.
Le Prix d’Excellence de l’Étudiant Africain compte trois catégories :
- le prix Platine, basé sur l’excellence et une contribution remarquable à la vie collective, l’innovation ou l’intérêt général
- le prix Or, attribué aux étudiants ayant atteint un très haut niveau de réussite académique, accompagné d’un engagement ou des réalisations dignes des plus grandes éloges
- le prix Argent récompense les étudiants dont les résultats se distinguent par leur qualité et leur constance, expression d’un travail soutenu et d’une grande exigence.
Au total 90 lauréats ont été distingués, dont 20 Prix Platine et 30 Prix Or.
Lorsque j’ai reçu le Prix Or, j’étais très ému, très heureux parce que ça signifiait beaucoup pour moi et j’étais également très reconnaissant d’avoir été sélectionné, car plus de 400 candidatures d’exception ont été reçues par le comité de sélection.
Je pense que le succès de cette première édition s’explique avant tout par le fait qu’elle répondait à une attente réelle de nombreux étudiants et professionnels africains. Au-delà du prix, l’événement mettait à l’honneur des parcours d’excellence et offrait un espace unique de rencontre, d’échange et d’inspiration. Les étudiants y voyaient l’opportunité de valoriser leurs efforts, de développer leur réseau et de découvrir de nouvelles perspectives académiques et professionnelles. Quant aux professionnels présents, leur motivation allait souvent au-delà du simple réseautage : beaucoup étaient animés par la volonté de transmettre leur expérience, d’accompagner la nouvelle génération et de contribuer à l’émergence de talents africains capables d’avoir un impact positif dans leurs domaines respectifs. Je pense que chacun s’est senti concerné par un message fort : l’excellence n’est pas seulement une réussite individuelle, mais également un levier de développement et d’inspiration pour toute une communauté.
Retour sur mon parcours académique
Après l’obtention de mon baccalauréat scientifique (série C), j’ai intégré la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Marien Ngouabi à Brazzaville afin d’approfondir mes connaissances en mathématiques. Souhaitant ensuite exercer un métier mobilisant les mathématiques pour résoudre des problématiques concrètes, j’ai réussi le concours très sélectif de l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Économie Appliquée (ISSEA) au Cameroun, où j’ai intégré une formation de 5 ans en cycle d’Ingénieur Statisticien Économiste.
Après quatre années d’études, j’ai été sélectionné, dans le cadre du double diplôme ISSEA-ENSAI, pour poursuivre ma formation en statistique, une opportunité accordée aux étudiants ayant fait preuve de résultats académiques solides et constants tout au long du cursus. C’est ainsi que depuis deux ans, je poursuis ma scolarité à l’ENSAI, avec une spécialisation de troisième année en Data Science et Gestion des Risques.
L’ENSAI, et la spécialisation en Data Science et Gestion des Risques
L’ENSAI représentait pour moi une opportunité idéale de poursuivre ma formation en statistique au sein d’une école d’ingénieurs reconnue pour son exigence et la qualité de ses enseignements. Les retours très positifs des anciens étudiants de l’ISSEA ayant bénéficié de ce parcours ont conforté ce choix, tout comme les nombreuses perspectives que la formation à l’ENSAI rend possible, tant dans les domaines de l’emploi que de la recherche.
Je suis actuellement en dernière année de la filière Ingénieur en Data Science et Gestion des Risques et réalise mon stage de fin d’études au sein de la Direction des Risques du siège de la Société Générale, sur le thème de la modélisation de la Loss Given Default forward-looking.
Mes perspectives professionnelles en tant qu’ingénieur en science des données
Mon projet professionnel est de construire une carrière de référence dans les domaines de la Data Science et de la gestion des risques. La formation d’Ingénieur en Data Science & Gestion des Risques suivie à l’ENSAI m’a permis d’acquérir des compétences solides que je souhaite mettre au service des institutions financières Bancaires, en particulier dans le domaine du risque de crédit.
Par ailleurs, ayant également effectué en parallèle un Master en Finance, une perspective à long terme vers les métiers de la finance de marché serait également envisageable, sous réserve de renforcer davantage certaines compétences spécifiques à ce domaine.
Sur le plan géographique, je reste ouvert aux opportunités internationales. Exercer dans un environnement dynamique, en Afrique comme en Europe, constituerait une excellente opportunité pour débuter et poursuivre ma carrière.”
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