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Etudier en Suède : Khalil, un semestre à l’Université d’Uppsala 

Khalil Jewiti-Rigondza, ENSAI 2022, a choisi la Suède pour vivre une expérience Erasmus, à l’Université d’Uppsala. Cours à distance, liens sociaux, découverte des richesses culturelles et naturelles suédoises : il livre son témoignage, à la manière d’un rapport d’étonnement. 

L’ENSAI est partenaire Erasmus de l’Université d’Uppsala. Parmi les meilleures universités d’Europe du Nord, elle accueille 40 000 étudiants et emploie 5000 enseignants-chercheurs. Uppsala se situe à 70 kilomètres au nord de Stockholm.

Un IUT, l’ENSAI et la Suède

Après avoir obtenu un bac S à Libreville au Gabon, je me suis orienté vers un DUT en Statistique et Informatique Décisionnelle (STID) à l’IUT de Niort avant de rejoindre sur titre l’ENSAI à la rentrée universitaire 2019-2020.  J’ai rejoint l’ENSAI car j’étais très attiré par la Data Science mais aussi parce que cette école était le meilleur choix à la suite de mon DUT.

J’étudie actuellement en Suède, à l’université d’Uppsala, la plus ancienne université de la Scandinavie. Mon Erasmus se fait en partenariat avec le département de mathématiques et de statistique et s’étend sur toute la durée du second semestre de deuxième année de l’ENSAI : soit environ 6 mois.

J’ai choisi ce pays car je voulais le découvrir aussi bien à travers sa culture qu’en admirant ses magnifiques paysages, ses sites riches en histoires vikings et surtout avoir l’opportunité de visiter la Laponie suédoise.

C’était également l’occasion pour moi d’étudier dans un environnement qui me permette de pratiquer et d’améliorer mon anglais.

Les cours à l’Université d’Uppsala

J’ai choisi mes cours en fonction des prérequis de la spécialisation en Biostatistique de l’ENSAI car c’est cette spécialisation que j’envisage de suivre l’an prochain. J’ai choisi trois cours de 10 crédits chacun. J’ai donc opté pour :

  • les chaînes de Markov : ce cours s’étend sur huit semaines et prendra fin en mars. On y aborde les équations Chapman-Kolmogorov, les différentes classes de processus de Markov etc.. Les séances de TD ont lieu environ tous les dix jours.
  • les statistiques bayésiennes : ce cours dure tout le semestre et on y aborde une approche différente des statistiques mais tout aussi intéressante.
  • les séries temporelles : ce cours sera dispensé à partir de la fin du mois de mars et s’étendra sur le reste du semestre.  Il constituera une suite des séries temporelles que nous avons vues au premier semestre de deuxième année.

A la différence de l’ENSAI, les semestres se divisent en quatre périodes.  Les cours sont dispensés de sorte qu’ils « s’enchainent » sur ces quatre périodes c’est-à-dire l’un après l’autre et non en parallèle comme c’est le cas à l’ENSAI. Cependant il est possible que certains cours se chevauchent tout de même. C’est par exemple le cas pour moi avec les cours que j’ai choisis.

Une journée type à l’Université d’Uppsala en temps de pandémie

Pour l’instant les cours s’effectuent à distance jusqu’à fin mars, mais cela ne nous empêche pas de nous y rendre que ce soit pour emprunter des livres ou pour travailler à la bibliothèque par exemple.

Une journée type serait donc une journée de cours à distance comme à l’ENSAI. Les cours débutent habituellement à 10h15 et se finissent à 12h puis reprennent à 13h15 et se finissent à 15h.

Mon après-midi étant souvent libre, j’en profite pour sortir avec des amis visiter la ville d’Uppsala ou faire une balade en forêt. Il faut dire que les sapins et les sentiers recouverts de neige constituent un paysage dont je ne me lasse décidément pas !

Le port du masque en Suède n’est pas obligatoire mais il est toutefois recommandé. A la différence de la France, pratiquement tous les lieux publics sont ouverts.

Bien que les cours soient dispensés à distance, les “nations” (équivalent du BDE mais en bien plus grands) essaient d’organiser des activités pour permettre aux étudiants internationaux de se rencontrer et de profiter de leur expérience en Suède. A titre d’exemple, elles proposent hebdomadairement des réductions dans leur restaurant (car oui les nations possèdent leur propre restaurant et/ou pub !) ce qui permet de rencontrer du monde tout de même.

Le goût de l’international

C’est une expérience très enrichissante. Par exemple, en abordant le coté soft skills, ce semestre me permet de travailler avec des personnes d’origines et de cultures différentes et par-dessus tout en anglais !

C’est donc une très bonne expérience pour moi car elle s’assimile à celle que l’on est susceptible de vivre dans le monde professionnel notamment lorsqu’on intègre une multinationale.

Si l’occasion se présente à moi, j’aimerais travailler à l’étranger. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a motivé cet Erasmus.  C’était une opportunité que je voulais saisir et je suis bien heureux que cela ait pu se faire malgré la situation sanitaire actuelle.

Quelques conseils pour réussir son Erasmus

Un séjour à l’étranger se prépare bien en avance. Il faut bien réfléchir et se renseigner sur la destination qui nous intéresse.  Il faut également penser à se renseigner sur les démarches administratives à entreprendre avant de s’y rendre : visa, déclaration de projet d’études dans la ville concernée etc … Un point très important aussi est de surtout se renseigner sur les cours qui pourront être suivis sur place, les choisir en fonction de la spécialisation que l’on veut faire en troisième année par exemple.

Se renseigner sur le coût de la vie, ne pas non plus hésiter à discuter avec les étudiants déjà partis vers ces destinations.

Enfin, n’hésitez pas à prendre des logements de types colocation ou autre avec d’autres étudiants dans votre ville d’accueil . Cela peut en effet être un excellent moyen de rencontrer du monde et de vous intégrer plus facilement.

Intéressé·e par un séjour Erasmus ? Plus d’informations sur les partenariats internationaux de l’ENSAI.